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Roland Manno, médaille d'or au concours Lépine grâce à un lit créé par amour...

Sur le stand parisien, le lit a fait fureur. Son côté «conquête de l'espace» a inspiré les visiteurs. : La Voix du Nord
Un lit de rêve, baptisé Cosmovoïde, imaginé par un mari - peut-être un peu dans les étoiles - par souci de composer pour sa femme une maison digne d'elle... Ce Géo Trouvetou vient d'être récompensé au concours Lépine.
Le diplôme et la médaille d'or obtenus à la mi-mai à Paris sont d'abord un aboutissement pour Roland et Isabelle Manno. Avant, peut-être, de devenir le commencement d'une nouvelle aventure, si le lit est commercialisé.
Dans sa ravissante maison au bord d'une tranquille impasse d'Aulnoy, le couple se raconte : un divorce, une rencontre, un premier nid au troisième étage d'un immeuble valenciennois puis l'envie de passer à autre chose. Roland Manno a fait toute sa carrière dans le bâtiment : « À 14 ans, j'étais sur les chantiers avec mon père qui avait sa propre entreprise... À 15 ans, j'étais carreleur mosaïste... À 17 ans et demi, je remettais en mairie mon premier permis de construire, qui fut accepté ! » Pourtant, c'est dans l'enseignement qu'il choisira finalement de faire sa carrière pendant 37 ans. Il profite de sa retraite depuis 2004.
Leur tranquille maison ? Roland l'a faite passer de 90 m² à 200 m² en dessinant l'extension. « On a tout fait à deux », insiste-t-il encore, se remémorant sa femme à ses côtés sur le toit, pour l'aider. Pergola, grande chambre, belle cuisine, immense jardin avec une biche, un âne et une basse-cour... Il ne manquait dans ce havre de paix qu'un élément essentiel de confort : un beau lit. « On a cherché partout, rien ne nous plaisait. » En 2003, ce professeur connu de tous pour son chapeau (il porte un feutre noir presque tout le temps) rencontre une élève qui veut monter sa propre entreprise de menuiserie avec son époux. Il parle de son idée, elle lui dit banco. Entre-temps, Roland Manno tombe, en vacances, sur le livre de Robert Vincent sur La Géométrie du nombre d'or, dont il fait son livre de chevet. Un croquis se mue en révélation : le tracé de l'oeuf à partir du pentagone régulier... « J'ai vu mon lit !
» Le reste de ses vacances, le prof le passera à dessiner son prototype. À son retour, les menuisiers s'attaquent à la double coque selon le principe de la construction navale, un tapissier, Velours et Pampilles, www.velours-et-pampilles.com découpe l'habillage tandis que Roland met au point le sommier suspendu. Et on y dort vraiment bien ? Laconique, Isabelle balaie les doutes : « On ne sait plus s'en passer ! » Un grand frère du nid du Marsupilami ? Y'a de ça ! « L'oeuf a une onde de forme très positive », enrobe le créateur qui s'y sent comme dans un cocon.
Vu l'intérêt que le premier exemplaire a suscité chez leurs amis, les Manno ont voulu protéger leur réalisation. Ils ont pris des brevets, déposé le modèle, la marque et le nom. Et ils se sont tournés vers l'Association des inventeurs français, d'où le concours Lépine (lire ci-dessous).
L'accueil que le public leur a réservé à Paris leur a fait chaud au coeur. Le seul frein pour l'intéressé lambda est le prix : à partir de 39 000 €. Pas à la portée de toutes les bourses. • M. T.-N.
Les rédactions de La Voix du Nord
la Voix du Nord
Ils redonnent vie à vos sièges ! - 2 juin 2008
Dans leur atelier Velours et Pampilles à Thivencelle, Marion Kieffer et Nicolas Meert, un couple d’artisans tapissiers, dégarnissent, décapent, patinent et transforment votre vieille bergère ou vieux canapé une merveille faite de crin, de mousse, de sangles en jute et d’un tissu de votre choix.
Tous deux anciens de l’école Saint-Luc de Tournai, Nicolas et Marion se sont rencontrés chez un grand rééditeur de sièges en Belgique. Tous deux se souviennent avec émotion de leur passage chez M. Massant.
« Nous avions des commandes fabuleuses, pour les plus grands de ce monde ! Nous avons fabriqué des sièges pour des ambassades, pour Johnny Hallyday ou encore un siège de bébé pour le Prince Belge ! Nous avons eu beaucoup de chance de travailler pour cette entreprise connue dans le monde entier, cela nous a ouvert l’esprit », explique Nicolas.
Artisans d’art
Dotés d’une solide expérience, Nicolas et Marion décident de monter leur propre affaire. C’est ainsi qu’en 2004 l’atelier Manioc ouvre à Thivencelle pour devenir il y a quelques mois Velours et Pampilles. Outre le recouvrement de sièges de style et contemporains, la vente et pose de tentures murales et de plafonds, Nicolas et Marion vendent leurs créations et ne manquent pas une occasion d’exposer leurs travaux lors de salons ou de marchés.
« Nous sommes avant tout des artisans d’art et il faut pouvoir montrer au public notre travail. L’association l’Artisanale nous permet de le faire. Nous accueillons aussi des stagiaires et nous avons embauché dernièrement une personne handicapée pour nous aider, nous la formerons, c’est ça aussi le métier d’artisan : transmettre son savoir », conclut Nicolas.
Au concours Lépine
Nicolas Meert et Marion Kieffer ont été choisis par un inventeur d’un lit Cosmovoïde® pour le garnissage. Concept unique au monde, ce lit deux places, de type baldaquin au design très luxueux a une forme qui rappelle l’œuf et a été conçu par des artisans du Valenciennois. Il est utilisé par son inventeur depuis un an et sera présenté au concours Lépine du 30 avril au 12 mai.
Ce lit, agrémenté d’un écran LCD avec home-cinéma, d’une chaine hi-fi, et d’un sommier suspendu, apporte bien-être et apaisement. « Un artisan menuisier a fabriqué la carcasse en mulitplex, c’est à dire avec plusieurs couches de bois, indique Nicolas. C’est un beau travail en arrondi. Nous avons dû déforcer le tissu, car il fallait suivre cette forme là. Nous avons choisi du tissu micro-fibre, une imitation d’alcantara, ajoute Marion. Quinze jours de travail ont été nécessaires pour le garnissage. Pour le concours Lépine, nous présentons ce lit dans les tons blanc cassé et café au lait.. Un second lit a donc été fabriqué pour l’événement ! Nous sommes très fiers d’avoir été choisis par le créateur ! »
Contact : Contact : Atelier « Velours et Pampilles » 129 rue de St Aybert 59 163 Thivencelle Tél : 06 64 10 11 60 ou 03 27 43 26 15 Site : www.velours-et-pampilles.com
Pour la Belgique : 0496 41 05 44
« Velours et Pampilles » donne une seconde vie aux sièges usagés

Nicolas Meert et Marion Kieffer ont appris leur métier à l'école Saint-Luc de Tournai. : La Voix du Nord
Leur atelier, discrètement situé au bord de la rue Saint-Aybert à Thivencelle, porte le doux nom de « Velours et Pampilles ». Peu de gens se doutent de la magie qui opère à l'intérieur. Marion Kieffer et Nicolas Meert donnent une seconde vie à des sièges usés.
L'une vient de Paris, l'autre de Belgique. A priori, rien ne prédestinait ces deux jeunes gens à se rencontrer, si ce n'est la passion.
Celle de la tapisserie. Au départ, ce n'était pas gagné. Nicolas était plus attiré par la mécanique. Mais la mécanique n'a pas voulu de lui. Manuel dans l'âme, il s'est donc orienté vers l'ébénisterie. « Le bois m'intéressait. Je suis allé à Saint-Luc à Tournai, et là ça coulait de source. J'ai toujours aimé le côté avant/après dans la restauration... Pour Marion, le parcours est différent, « Après le bac, j'ai passé le concours de l'École du Louvre. J'ai passé deux ans dans une bibliothèque... Je me suis rendue compte que c'était pas ce que je voulais faire. Et je suis repartie à zéro en m'inscrivant à Saint-Luc. Je n'étais pas convaincue par l'ébénisterie, mais avec le garnissage, j'ai trouvé ma voie ». Leur rencontre se fait chez Massant, un rééditeur de sièges, toujours en Belgique. « C'était la meilleure école. Une petite structure, mais on a travaillé pour de grandes personnalités : le prince de Belgique, les ambassades. » Petit à petit, l'entreprise perd sa dimension humaine.
L'heure est alors venue pour le couple de se lancer dans leur propre aventure. « On avait toutes les compétences pour le faire et Nicolas avait déjà eu sa boîte avant, ça me rassurait ». De là, est né Manioc, l'association de leur deux prénoms et -oc pour Maroc. Au fil du temps, ce nom de correspondait plus à leur identité qui n'avait rien à voir avec des meubles exotiques. D'où « Velours et Pampilles » officiellement adopté en début d'année. Leur atelier est un joli désordre organisé, avec des fauteuils et sièges en tout genre à chaque recoin, des piles de tissus et de cuirs à revendre, de la mousse et du crin, valeurs sûres d'un rembourrage idéal.
« J'adore les sièges. Quand on fait un truc, c'est à fond, on ne fait pas n'importe quoi », s'enthousiasme Nicolas. À l'entrée de l'atelier, se trouve un canapé, fraîchement restauré. « Celui-là, avec un peu de chance, partira sûrement aux États-Unis ou au Japon », espère Marion. Au téléphone sonne, Nicolas répond à un client intéressé par un canapé, vu sur leur site Internet. Il se trouve à la frontière de l'Espagne et du Maroc ! Car Marion et Nicolas vendent à l'international, et se rendent une fois par trimestre à Montpellier, un gros marché international. Ils se font peu à peu un nom dans ce métier, au point d'avoir participé à la garniture d'un lit révolutionnaire, récompensé d'une médaille d'or au concours Lépine. • OLIVIA NAVEL
Atelier Velours et Pampilles, 129, rue de Saint-Aybert, Thivencelle Tél : 03 27 43 26 15, 06 64 10 11 60 www.velours-et-pampilles.fr
Pour la Belgique : 0496 41 05 44
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